

Le Projet Avalonia aujourd'hui...
La mission :
« Le Projet Avalonia contribue aux efforts locaux (franco-suisses) et européens visant à renouer le lien entre l’humain et la Nature, à des fins écologiques et de bien-être. »
Pour mener à bien cette mission, le Projet Avalonia s’inspire des paradigmes de la régénération, de l’écopsychologie et de l’écologie sacrée (plus d’informations ci-dessous) pour explorer les moyens d’atteindre ces objectifs, tant au niveau individuel que collectif. Le projet vise à aider nous, humains, à développer une relation d’amour avec la Nature et à comprendre que nous en faisons partie intégrante.
Au niveau collectif
Le projet propose des rencontres pour notre communauté franco-suisse et ses visiteurs en pleine nature. Ces rencontres ont notamment lieu aux dates clefs de la Roue Celtique de l'Année, basée sur un calendrier solaire et lunaire créé par nos ancêtres européens qui entretenaient une relation intime avec Dame Nature.
Depuis l'automne 2021, nous sommes des centaines de personnes s'étant rassemblées plus d'une trentaine de fois sur Genève et alentours, chaque rencontre allant de la demi-douzaine à plus d'une centaine de participant.es. Consultez la page de nos Célébrations Celtiques, nos Activités, ou suivez notre groupe Telegram ou notre compte Instagram pour découvrir les prochaines occasions de se rencontrer et de se retrouver !
Au niveau individuel
Je (Sarah, enchantée !) partage mes réflexions et mes sentiments à travers des écrits inspirés de ma relation à la Nature, souvent tiraillée entre mes rêves de vie naturelle, voire sauvage, et les exigences d'une société dissociée. Je partage au mieux pour semer des graines d'espoir afin que vous puissiez, je l'espère, repartir avec de l'inspiration et des solutions concrètes.
Il n'existe pas encore de newsletter, mais vous pouvez suivre les dernières publications via notre groupe Telegram.
En toute transparence
Bien qu'il s'agisse d'un projet communautaire, je le mène actuellement seule, grâce aux collaborations et aux contributions des Partenaires & Ami.es, d'artistes locaux et de formidables bénévoles présents lors de nos rassemblements. Avec un emploi à temps (presque) plein et la gestion d'événements réguliers, il m'est difficile de trouver le temps de créer un collectif, de créer des programmes collaboratifs pour nos rassemblements (comme lors de nos précédentes célébrations), de nourrir la vision à long terme et de gérer les bugs du site web et des réseaux sociaux. Je vous remercie donc de votre patience et accueille avec plaisir toute aide ou proposition de collaboration afin de maximiser les chances du projet d'évoluer vers sa vision à long terme.
Régénération, Écopsychologie & Écologie Sacrée
Examinons ces paradigmes de plus près.
Tout d'abord, avide de racines, voici un peu d'étymologie :
Écologie : vient de l'ancien grec oîkos ("foyer" ou "home" en anglais) + logos
(contraction de "connaissance" et "étude", souvent associée à "science")
donc "la science de notre environnement familier"
Écopsychologie: comme vu, "foyer" + psyche ("âme") + "science"
donc "la science de notre environnement familier et âme, ensemble"
L'écopsychologie est un terme de plus en plus reconnu, défini pour la première fois par Theodore Roszak dans son livre The Voice of the Earth, publié en 1992. Ce paradigme est davantage perçu comme une constellation, un champ de recherche ouvert, plutôt que comme une discipline à part entière [Michel Maxime Egger, Soigner l'Esprit, Guérir la Terre]. Il englobe de nombreuses disciplines, concepts et paradigmes tels que l'écologie profonde (voir Arnae Ness), la psychothérapie (jungienne, transpersonnelle, Gestalt), l'éthologie animale, la spiritualité (druidisme, bouddhisme, chamanisme, sagesse des peuples autochtones), l'écoféminisme, les sciences contemporaines (physique quantique, théorie des systèmes, champs morphiques) et la littérature naturaliste [Egger, ibid.]. À ce titre, l'écopsychologie est transdisciplinaire et holistique dans son approche.
L'écopsychologie est née du constat que les psychologues et les écologistes manquaient d'un pont, d'un moyen de relier les points clés des effets miroir observés chez les individus et les communautés confrontés à des problèmes d'ordre psychologique ainsi qu'à la dégradation de leur environnement naturel. Lester R. Brown, pionnier du développement durable, a décrit l'objectif de l'écopsychologie comme l'union de la sensibilité des thérapeutes, de l'expertise des écologistes et de l'énergie éthique des militants écologistes. Pour la protection de la Nature et le bien-être de l'humanité, les écopsychologues distinguent deux voies principales : les expériences de communion avec la Nature, qui nous ouvrent, nous humains, à des sentiments de gratitude, d'émerveillement et d'amour, et la reconnaissance des souffrances de la planète et des émotions douloureuses que nous ressentons face à une telle destruction [Egger, ibid.].
Dans tous les cas, l’écopsychologie consiste à toucher le cœur et l’âme des êtres humains, à leur permettre de se souvenir de leurs racines naturelles et de leur sagesse, de leur droit inhérent à faire partie de la Nature et à construire ensemble une écologie de l’amour, loin du discours environnementaliste axé sur la culpabilité et plutôt vers un paradigme compatissant et orienté vers des solutions, où faire de l’écologie devient une partie naturelle et joyeuse de la vie et où être écophile nous fait se sentir bien.
Et l'écologie sacrée, dites-vous ?
Bien qu'il ne s'agisse pas d'un terme défini ni d'un paradigme établi comme l'écopsychologie, voici la définition que j'en fait :
Ecologie Sacrée: comprendre notre monde depuis la perspective que tout est sacré,
que chaque être a sa raison d'être et possède une forme d'intelligence,
de conscience, anima ou âme digne de louage.
L'écologie sacrée est une révérence à la Beauté du monde.
En somme, l'écologie sacrée porte la dimension spirituelle de l'écopsychologie, un sens du respect et de noble responsabilité de la révérence et du prendre soin, ainsi que de la Beauté trop souvent oubliée du discours écologique. D'une certaine manière, j'aurais pu la qualifier d'"écologie animiste" (animiste venant du latin anima, "âme") : l'animisme voit une âme en chaque chose ou être. Il perçoit le monde comme pleinement vivant et intègre ainsi la conscience dans notre relation à toute chose, notre environnement naturel étant mis en lumière dans le cadre du Projet Avalonia.
Pourquoi introduire cette dimension d'écologie sacrée dans ce projet, au risque de le faire passer pour une secte ou un spiritualisme dangereux ? Car les raisons qui m'ont poussé à le faire naître portent en elles une énergie numineuse, issue des épiphanies impalpables et pourtant bien réelles que j'ai vécues dans la Nature aux moments les plus difficiles de ma vie. Ouverte à tous les rapports à la Nature, la touche que j'apporte à ce projet véhicule nécessairement cette dimension sacrée. J'espère ainsi transmettre mon amour de la Nature à travers mes récits personnels, afin de vous inspirer à établir votre propre relation à la Nature, quels que soient les termes que vous choisirez d'utiliser.
Ensemble, inspirons-nous les uns les autres et soyons contagieux dans notre écophilie, en honorant nos propres manières diverses d'être en lien avec la Nature tout en prenant soin les uns des autres pour aborder la psychologie sous-jacente, pour notre bien-être en tant que créature de la Nature.
